Échos de la Mode Les étoles en fourrure sont assez larges et longues pour
remplacer les jaquettes quand on sait bien s’envelopper dans leur chaude souplesse. C’est un art, aujourd’hui, comme c’en était un jadis de se draper dans les cache
mires de l’Inde, ces lourds tissus avec lesquels nos aïeules savaient, parait-il, exprimer leur état d’âme. Suivant leur façon de porter leur châle, en pointe, en carré, les angles
tombants ou retenus, le centre flottant ou appliqué contre le buste, dégringolant en arrière jusqu’à la taille ou fixé sur une épaule, tout cela voulait dire quelque chose, si bien que Rose Chéri, rien qu’en serrant son châle autour de ses hanches pour en accentuer la rondeur, déclarait aux spec
tateurs qu’elle allait se mal conduire. Et ils comprenaient tout de suite, ces sphinx, et ils n éprouvaient pas la moindre surprise, à l’acte suivant, en apprenant que l’honnête héroïne ne valait plus la corde pour la pendre.
Je ne sais s’il en est de même avec l’écharpe. J’espère que non, étant ennemie de toute indiscrétion, mais il faut reconnaître que nos jolies élégantes sont très habiles à tirer bon parti de cette parure èt ne paraissent pas engoncées
quand, cependant, on ne voit qu’un petit rien de leur figure au-dessus des soyeux pelages.
Les manchons sont vraiment trop volumineux. Ils ne protègent plus les mains, ils chargent les bras.
Les bandes de fourrure garnissant le bas des jupes, les tuniques et le corsage donnent de jolis effets, genre Empire et Restauration. Le malheur est que l’on est forcé d’em
ployer les dépouilles d’animaux qui n’étaient pas nés pour tant de gloire et bornaient leur ambition à doubler les Witchouras des maîtres et à tenir chaud aux oreilles des
cochers. Tels le vison, le petit gris, la marmotte, l’opossum etc., promus aujourd’hui à un rang très honorable; l’aris
tocratie de la corporation : hermine, chinchilla, zibeline,
loutre, castor, étant décimée par notre coquetterie gaspilleuse.
Tout en étant d’un rang inférieur, ces fourrures sont vraies, ont un état-civil roturier, mais en ont un, tandis que les trois-quarts d’une foule de peaux prétentieuses, affublées de noms sonores, n’oseraient avouer d’où elles sortent et comment elles s’appelaient avant d’être déguisées. Cela prouve une fois de plus que tout ce qui reluit n’est
pas or et que ni la basse-cour ni l’égout ne sont des obstacles sérieux pour des arrivistes résolus.
Quelle qu’elle soit, la fourrure va délicieusement à la femme. Elle adoucit les traits, fait ressortir l’éclat du teint et convient à tous les âges. Grand’mère et petite fille sont également à leur avantage dans cette enveloppe souple et rien n’est plus seyant, pour une jeune femme, que de
souligner le décolleté d’une robe de bal par une étroite bande de fourrure. Le cadre fait valoir le tableau et l’ensemble est irréprochable quand le cou, les épaules et les
bras gagnent une fraîcheur délicieuse à une simple application de Véritable Lait de Ninon.
Cette spécialité de la Parfumerie Ninon, 31, rue du Quatre-Septembre, vaut 5 fr. et 5 fr. 85 franco, qu’elle soit blanche, rosée ou rachel. Comtesse Régine.
Lac bleu. — Avant toute chose, employez l’Extrait Capillaire des Bénédictins de Mont-Majella, c est une’bonne préparation qui fortifie les chevelures les plus anémiées. Vous la irouverez authen
tique chez M. l’Administrateur Senet, 35, rue du Quatre-Septembre.
Prix : 6 fr. et 6 fr. 85 franco.
Charles POTTIER EMBALLEURSuccesseur de son Père
14, Rue Gaillon, 14
:: Près l’Avenue de l’Opéra ::
Téléphone PARIS
246-84
EMBALLAGE SPECIAL DE TABLEAUX, MEUBLES, MARBRES & OBJETS D’ART
SUC CU RSALE
12 :: Rue de Louvois :: 12
GARDE-MEUBLE
POUR OBJETS D’ART
12, Rue des Messageries, 12
Le même Chocolat en tablettes
le 1/2 kilo
3 fr.
Grand choi?c de Bonbons au Chocolat QUALITÉ SUPÉRIEURE
PARFUMS TRÈS VARIÉS
MAISON FONDÉE EN 1827
3Q, Boulevard Bonne-Nouvelle, PARIS
4, Allées de Tourny, BORDEAUX
CHOCOLATA LA TASSE
PRÉVOST
Chocolats supérieurs 4 fr. et 5 fr.
le 1/2 kilo
Chocolats de ménage 1 fr. 70 et 2 fr.
le 1/2 kilo
remplacer les jaquettes quand on sait bien s’envelopper dans leur chaude souplesse. C’est un art, aujourd’hui, comme c’en était un jadis de se draper dans les cache
mires de l’Inde, ces lourds tissus avec lesquels nos aïeules savaient, parait-il, exprimer leur état d’âme. Suivant leur façon de porter leur châle, en pointe, en carré, les angles
tombants ou retenus, le centre flottant ou appliqué contre le buste, dégringolant en arrière jusqu’à la taille ou fixé sur une épaule, tout cela voulait dire quelque chose, si bien que Rose Chéri, rien qu’en serrant son châle autour de ses hanches pour en accentuer la rondeur, déclarait aux spec
tateurs qu’elle allait se mal conduire. Et ils comprenaient tout de suite, ces sphinx, et ils n éprouvaient pas la moindre surprise, à l’acte suivant, en apprenant que l’honnête héroïne ne valait plus la corde pour la pendre.
Je ne sais s’il en est de même avec l’écharpe. J’espère que non, étant ennemie de toute indiscrétion, mais il faut reconnaître que nos jolies élégantes sont très habiles à tirer bon parti de cette parure èt ne paraissent pas engoncées
quand, cependant, on ne voit qu’un petit rien de leur figure au-dessus des soyeux pelages.
Les manchons sont vraiment trop volumineux. Ils ne protègent plus les mains, ils chargent les bras.
Les bandes de fourrure garnissant le bas des jupes, les tuniques et le corsage donnent de jolis effets, genre Empire et Restauration. Le malheur est que l’on est forcé d’em
ployer les dépouilles d’animaux qui n’étaient pas nés pour tant de gloire et bornaient leur ambition à doubler les Witchouras des maîtres et à tenir chaud aux oreilles des
cochers. Tels le vison, le petit gris, la marmotte, l’opossum etc., promus aujourd’hui à un rang très honorable; l’aris
tocratie de la corporation : hermine, chinchilla, zibeline,
loutre, castor, étant décimée par notre coquetterie gaspilleuse.
Tout en étant d’un rang inférieur, ces fourrures sont vraies, ont un état-civil roturier, mais en ont un, tandis que les trois-quarts d’une foule de peaux prétentieuses, affublées de noms sonores, n’oseraient avouer d’où elles sortent et comment elles s’appelaient avant d’être déguisées. Cela prouve une fois de plus que tout ce qui reluit n’est
pas or et que ni la basse-cour ni l’égout ne sont des obstacles sérieux pour des arrivistes résolus.
Quelle qu’elle soit, la fourrure va délicieusement à la femme. Elle adoucit les traits, fait ressortir l’éclat du teint et convient à tous les âges. Grand’mère et petite fille sont également à leur avantage dans cette enveloppe souple et rien n’est plus seyant, pour une jeune femme, que de
souligner le décolleté d’une robe de bal par une étroite bande de fourrure. Le cadre fait valoir le tableau et l’ensemble est irréprochable quand le cou, les épaules et les
bras gagnent une fraîcheur délicieuse à une simple application de Véritable Lait de Ninon.
Cette spécialité de la Parfumerie Ninon, 31, rue du Quatre-Septembre, vaut 5 fr. et 5 fr. 85 franco, qu’elle soit blanche, rosée ou rachel. Comtesse Régine.
Lac bleu. — Avant toute chose, employez l’Extrait Capillaire des Bénédictins de Mont-Majella, c est une’bonne préparation qui fortifie les chevelures les plus anémiées. Vous la irouverez authen
tique chez M. l’Administrateur Senet, 35, rue du Quatre-Septembre.
Prix : 6 fr. et 6 fr. 85 franco.
Charles POTTIER EMBALLEURSuccesseur de son Père
14, Rue Gaillon, 14
:: Près l’Avenue de l’Opéra ::
Téléphone PARIS
246-84
EMBALLAGE SPECIAL DE TABLEAUX, MEUBLES, MARBRES & OBJETS D’ART
SUC CU RSALE
12 :: Rue de Louvois :: 12
GARDE-MEUBLE
POUR OBJETS D’ART
12, Rue des Messageries, 12
Le même Chocolat en tablettes
le 1/2 kilo
3 fr.
Grand choi?c de Bonbons au Chocolat QUALITÉ SUPÉRIEURE
PARFUMS TRÈS VARIÉS
MAISON FONDÉE EN 1827
3Q, Boulevard Bonne-Nouvelle, PARIS
4, Allées de Tourny, BORDEAUX
CHOCOLATA LA TASSE
PRÉVOST
Chocolats supérieurs 4 fr. et 5 fr.
le 1/2 kilo
Chocolats de ménage 1 fr. 70 et 2 fr.
le 1/2 kilo